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THE STRANGLERS: Feline 1983

 

 

 

Vendredi 6 avril 2007

The Stranglers sont à Paris pour un unique concert à La Cigale.

Le sieur Vinylman et moi-même ne pouvions manquer ça.

Le matin même, je cherche la set-list sur internet. Et là ….

Patatras !

J’apprends que Paul Roberts, le "2 be 3 "du rock punké, ne fait plus partie des Stranglers …On n’entendra pas ce timbre vibrant, on ne pourra pas craquer devant ce déhanché presleysien.

On y va quand même …

Ils ne sont plus que 4 sur scène ; et encore Jet Black est à l’hôpital et remplacé par son petit roadie …

Ca promet, vraiment ça promet !!!! Pffff !

A 21h, ils déboulent sur scène en totale furie. Ils envoient un premier morceau cash. C’est incandescent, violent et furieux. On en est bouche bée.

C’est Baz Warne, guitariste Stranglers depuis 2000 qui tient la voix et … le show.

Il est brutal et impétueux.

JJ Burnel lui, est de retour : mordant, nerveux, on lui retrouve la niaque qui l’avait pas mal quitté ces derniers temps ; jeu de jambes légendaire là aussi. Il crie, il postillonne, il mouline ses 4 cordes.

The Stranglers are back. Mauvais garçons énervés.

Je ne reconnais même pas Grip, Walk on By, tellement c’est joué à l’arrache. C’est allumé, c’est énorme. Golden Brown est expédié (Warne se semble pas aimer ce titre, il le bâcle). Mais des monuments comme Nice n’ Sleazy, Peaches ou All Day & All of the Night sont  envoyés franco de port.

Le concert était relativement bref mais puissant, vigoureux et intense.

On n’en est toujours  pas revenus …

 

NB : et comme pour le concert d'Art Garfunkel qui n'a pas chanté un seul titre de Breakaway, The Stranglers n'ont pas chanté un seul titre de Feline. A croire que tous ces gens n'ont pas les mêmes goûts que LP Woman ...

 

 

 

 

 

C'est bien le seul album à ma connaissance dont la pochette et le nom annoncent la couleur.

Feline est un album tout ce qu'il y a de félin: souple, élastique, calme au dehors et nerveux dedans .

Une sorte de haute-couture du rock.

Mais ce qu'il a vraiment de spécial, cet album, c'est qu'il a un "effet caméléon"; j'explique "l'effet caméléon":

- On l'écoute détendu et heureux ? On va être zen et béat après les 2 faces

- On est déprimé ? Il va enfoncer le clou

- On est fatigué ? Son charme hypnotique va mieux anéantir

Au-delà des mélodies mélodieuses et des arrangements arrangés, l'album est étonnant d'homogénéité. Tous les titres sont des avatars des uns des autres, des déclinaisons d'un même état d'esprit. Difficile de piedestaliser un titre plutôt qu'un autre: Midnight Summer Dream ne va pas sans Never Say Goodbye; It's a Small World ne va pas sans Blue Sister, etc.....

Mais tant pis, j'ai quand même mes préférences. Voici donc mes titres préférés:

- Le rutilant Midnight Summer Dream : diamant noir de l'album

- Le velouté et frenchy The European Female

- Let's Tango in Paris: idéal pour ressasser de drôles de souvenirs.

- Dans la même veine : Never Say Goodbye dont les claviers et l'ambiance   me rappellent étrangement le Libertango de Grace Jones, sorti un an plus tôt ...

- Le quasi-kraftwerkien Blue Sister  (en plus mélodieux, quand même....).

- Le désespérant It's a Small World (à écouter en binôme avec Let's Tango   

  in  Paris, si on veut se faire un 36ème dessous vite fait bien fait dans le  

  gaz).

- Le lancinant All Road Lead to Rome

- Paradise, pour ses contre-temps

- Et Ships that Pass in the Night pour son intro flamenco limite guillerette.

 

Voilà ! Ce sont les 9 titres que je préfère.

Comment ça ? L'album n'a que 9 titres ????

 

NB 1 :

Nous remarquerons les claviers ... Très Doors ...

 

NB 2 :

Nous nous permettrons d'ajouter que Paul Roberts - chanteur de Stranglers à partir de +/- 1990, succédant au mythique Hugh Cornwell - Paul Roberts donc, boysband à lui tout seul, fabuleuse voix de baryton, porte The Stranglers après Cornwell. Burnel, lui, s'est un peu avachi.

Il n'empêche que les voix de Feline, c'est Cornwell et Burnel.

 

NB 3 :

Pour les amateurs de DVD musicaux : il faut voir et revoir absolument le "Friday the Thirthteenth - Live at The Royal Albert Hall" (1997), avec ses 18 cordes derrière le groupe, c'est fabuleux.

Rien que pour Midnight Summer Dream et Golden Brown, et aussi une exceptionnelle version de All Day and All Of The Night (Kinks, pour les amateurs, j'en suis ...) : s'arrêter quelques secondes sur le morceau de bravoure du guitariste, John Ellis. Et aussi, sur Paul Roberts qui débute le concert parfaitement stiletto-meninblack - et  termine ... quasi à poil !!! Un grand moment.

 

 

 

Anecdote perso

Lorsque j'ai acheté ce 33 tours, en février 1983, j'avais un beau chat noir aux yeux jaunes. Sa maniaquerie ? Grignoter les coins de la pochette de Feline  dès qu'il pouvait mettre la patte dessus. Preuve à l'appui (voir la pochette ci-dessus)

Ceci est le fameux chat Pochettomane. 

Très félin comme animal, n'est-ce pas ?

 

 

 

Face A:

- Midnight summer dream (The Stranglers) 6'16

- It's a small world (The Stranglers)'4'39

- Ships that pass in the night (The Stranglers)'4'09

- The european female (The Stranglers)'4'01

Face B:

- Let's tango in Paris (The Stranglers)'3'17

- Paradise ((The Stranglers) 3'52

- All roads lead to Rome (The Stranglers) 3'56

- Blue sister (The Stranglers) 4'07

- Never say goodbye (The Stranglers) 4'16

 

 

The Stranglers:  

- Jean-Jacques Burnel (Chant & basse)

- Hugh Cornwell (Chant & guitare)

- Dave Greenfield (Chant & claviers)

- Jet Black (Batterie)

 

 

 

Dernière mise à jour effectuée le 09 avr. 2007